Je me suis beaucoup posé des questions ces dernières années. Mais je me suis particulièrement attardée sur celle-ci : que signifie une maison pour moi ?
Est-ce ces quatre murs qui me couvrent du froid hivernal ? Ou est-ce ces personnes qui partagent mon quotidien ?

Autrefois, je me serais contentée d’exister au milieu d’eux pour me sentir chez moi, mais ces dernières années, je me suis fortement sentie seule en leur compagnie.

J’ai commencé, au bout d’un moment, à chercher cette personne qui allait représenter mon chez-moi. Cette référence qui, quel que soit le pays, me ramènerait toujours à la maison.

Au fil du temps, je me suis rendu compte qu’un salut dans une rue était plus chaleureux que ce temps passé avec mes proches. Qu’une danse avec une amie que je venais de faire connaissance me faisait me sentir chez moi.

Ces relations, sans doute orchestrées par le destin, me faisaient me sentir chez moi, dans cet univers joyeux que j’ai toujours connu, l’espace où les rires et la camaraderie prenaient place juste après les cours.

C’est dans cet élan que j’ai écrit Ma maison, c’est toi.

Au milieu de mon errance, j’ai rencontré une nouvelle famille qui m’a ramenée à la maison, qui a réchauffé mes hivers glacials.

Puis, dans toutes ces relations que je me suis faites, je me suis rendu compte qu’il y avait une personne qui était présente en chacune d’elles. D’autres l’appellent le destin, d’autres l’univers, certains Dieu, ou encore Jésus. Moi, j’ai l’honneur de l’appeler mon ami.

Celui qui me tient la main même quand tout le monde m’abandonne.

J’espère que cette poésie réchauffera votre cœur par ces temps glacials.
Bonne lecture à vous.

Lyna BALENGA : Ma maison, c’est toi

Je t’ai cherché dans les rues.

Passant par les métros de Paris,

Couvert par cet hiver glacial,

Je me rappelais ta douce chaleur,

Assise à demander l’aumône, avec le sourire.

J’ai parcouru les pays d’Europe,

Des églises de Bruxelles aux plages d’Espagne.

Je t’ai cherché au milieu de la foule.

Allongé sur mon lit d’hôpital,

Je t’ai cherché dans le regard des médecins.

Dans la belle vue des bateaux en Croatie,

Ton absence pesait lourd.

Au milieu de la musique et des chants de Manchester,

J’essayais de combler ce vide.

Je t’ai trouvé dans la main d’un ami.

Ma maison, c’est toi.

Toi qui me tiens la main au cours de cette maladie,

Toi qui me donnes le sourire sans te soucier de mon accoutrement,

Toi qui chantes ces louanges avec moi dans ces églises,

Qui me donnes de la chaleur dans cette rue,

Qui me tiens la main pour cette danse.

Ma maison, c’est toi,

Toi qui m’accompagnes tout ce temps en prenant la forme de différentes personnes :

Un médecin,

Un passant,

Un ami,

Toi que je trouve dans le regard de mon mari.

C’est toi ma maison,

Toi qui m’aides à traverser toutes les épreuves sans lâcher ma main.

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Catégories : poésie

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